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Onirologie

L’onirologie, ou le travail sur le récit des rêves


Chaque nuit, vous traversez des histoires dont il ne reste au matin que des bribes. L’onirologie s’intéresse à ces récits : ce qu’ils racontent, comment ils se construisent, ce que l’on peut en faire une fois réveillé.

Angoisses qui reviennent, intuitions inexpliquées, rêves qui se répètent : un onirologue vous accompagne pour mettre des mots sur ces récits, à votre rythme.

Mettre des mots sur ses nuits, se connaître, prendre du recul : c’est ce que l’on vient y chercher.

Qu’est-ce que l’onirologie ?


L’onirologie étudie les rêves : leur nature, leur structure, la façon dont on leur donne un sens et la place qu’ils prennent dans la vie éveillée. Elle emprunte à la neurologie, à la psychologie et à la philosophie.

Loin des « livres des rêves » populaires, le rêve fait l’objet de travaux en imagerie cérébrale, en psychanalyse et en neurosciences cognitives. L’onirologie propose des repères pour mieux se comprendre et nourrir sa créativité.

Freud écrivait que « l’interprétation des rêves est la voie royale qui mène à la connaissance de l’inconscient dans la vie psychique ».

Rêves, émotions et sommeil


Les rêves ne sont pas de simples divertissements nocturnes : ils accompagnent la façon dont on traverse les journées, et ce sont eux qui font la matière de la séance.

  • Retraitement des expériences : le sommeil paradoxal est le moment où les événements de la veille sont repassés dans un autre contexte.
  • Mise en mots : raconter un rêve qui revient permet parfois de nommer ce qui préoccupe, sans que cela constitue un traitement.
  • Attention portée aux nuits : tenir un journal de rêves est une pratique d’observation de ses propres nuits.
  • Répétition de situations : certains rêves rejouent des scènes que l’on redoute, et ces répétitions se travaillent en séance.


Créativité et pensée associative


Des créateurs et des scientifiques ont raconté avoir trouvé une idée au réveil ou dans un demi-sommeil. Ce sont des récits d’auteurs, pas des démonstrations, et l’onirologie s’en tient là.

  • Pensée associative libre : en rêve, les rapprochements se font entre des idées éloignées, sans le tri de la journée.
  • Rêve lucide : apprendre à rêver en sachant que l’on rêve permet d’explorer volontairement un scénario.
  • Répétition mentale : des athlètes et des musiciens rapportent utiliser les rêves comme espace de répétition mentale.
  • Levée des inhibitions : loin du regard social, le rêve laisse passer des idées que l’on écarte en journée.


Kekulé a raconté avoir entrevu la structure cyclique du benzène dans un demi-sommeil ; c’est un récit d’auteur, pas une démonstration.

Connaissance de soi


Le rêve donne à voir des désirs, des peurs et des conflits intérieurs avec une netteté que la vie éveillée émousse. C’est de cette matière que part la séance.

  • Symboles : les images du rêve renvoient à des aspects de soi que la veille laisse dans l’ombre.
  • Thèmes récurrents : ce qui revient d’une nuit à l’autre signale ce qui demande de l’attention.
  • Introspection : tenir un journal de rêves entretient l’habitude de se relire.
  • Archétypes : Jung a proposé l’idée d’archétypes, des figures oniriques comme l’ombre, l’anima ou le héros, qu’il tenait pour communes à l’humanité.


Pratiquer l’onirologie, c’est apprendre à dialoguer avec des parties de soi que l’on connaît mal.

Le rêve dans le champ clinique


Le travail sur les rêves existe aussi à l’hôpital, mis en œuvre par des professionnels de santé dans le cadre de leur exercice.

  • EMDR et traumatismes : l’analyse des cauchemars post-traumatiques fait partie du traitement du trouble de stress post-traumatique, le TSPT.
  • Thérapie par répétition des images, ou IRT : une technique mise en œuvre par des professionnels de santé, qui consiste à réécrire le scénario d’un cauchemar récurrent.
  • Accompagnement en fin de vie : les rêves des derniers jours font l’objet de travaux, pour la place qu’ils prennent dans les échanges avec les proches.


Ces protocoles relèvent de professionnels de santé : l’onirologue, lui, ne les met pas en œuvre et n’intervient sur aucune pathologie.

Onirologue, psychanalyste, psychologue : où s’arrête chacun


L’onirologie n’est pas de l’oniromancie : il ne s’agit pas de prédire quoi que ce soit, ni d’appliquer une grille de correspondances fixes où chaque image aurait un sens unique. L’onirologue vous aide à raconter, à rapprocher, à mettre des mots ; c’est vous qui reconnaissez ce qui vous parle.

Le titre n’est pas protégé par l’État et la profession n’est pas réglementée. Un onirologue n’est pas un professionnel de santé : il ne pose pas de diagnostic, ne prescrit rien et ne conduit pas de cure analytique. Des cauchemars qui reviennent chaque nuit, une insomnie qui s’installe ou les suites d’un événement traumatique se parlent d’abord avec un médecin, un psychologue ou un psychiatre. Le travail sur les rêves vient à côté d’un tel suivi, jamais à sa place.

Les séances se tiennent en cabinet comme en visio, ce qui permet de consulter depuis n’importe où en France. D’autres approches partent aussi du récit et du symbole : un Psychopraticien travaille par la parole, un Psychogénéalogiste par l’histoire familiale, un Art-thérapeute par la création.

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